Augmentation des tarifs en 2012 - mutuelle santé et assurance santé

L’assurance maladie pèsera toujours plus lourd en 2012.
Il fallait s’y attendre, la crise financière et les déficits que subit l’état ont des répercussions dans tous les domaines et celui de la santé n’y fait pas exception.
En effet, entre autre choses, l’année 2012 verra l’augmentation de la taxe mutuelle, et la diminution des indemnités journalières. 
Chaque année les différentes compagnies de Mutualité Française sont contraintes de payer la TSCA (taxe spéciale sur les conventions d’assurance), elle est d’ordinaire de 3,5% mais au 1er octobre 2011, 7% ont été prélevés aux assureurs. Les mutuelles n’ont pas d’autre choix que de répercuter cette taxe sur les cotisations de l’année suivante et les tarifs du 1er janvier 2012 s’en sont trouvé considérablement augmentés, laissant les adhérents dépourvus devant une telle inflation. A cette annonce la Mutualité Française réagit immédiatement s’insurgeant contre cette pratique jugée  «injuste, incohérente et inefficace.»
Cette augmentation, qui intervient dans un contexte économique sensible, pose un problème de taille car pour économiser les français seront dans l’obligation de restreindre les dépenses «superflues», et la mutuelle risque d’en faire partie.
"Pour Etienne Caniard, Président de la Mutualité Française, taxer les mutuelles santé est une erreur profonde à un moment où elles sont indispensables pour accéder aux soins." (Communiqué de presse de la Mutualité Française du 26/12/2011)
L’augmentation des cotisations n’est pas la seule mesure mise en place par le gouvernement pour restreindre le déficit, les indemnités journalières seront sensiblement réduites en 2012 (7€ de moins par jour de maladie). Les fonctionnaires ne seront pas épargnés par ces changements, ils seront désormais pénalisés par des jours de carences en cas d’absence.
Seul changement positif, l’augmentation de l’aide à la complémentaire santé (ACS). Elle sera attribuée à toutes les personnes dont les revenus dépassent désormais de 35% le plafond de la CMU (couverture de maladie universelle) contre 26% auparavant.